Comment elle est devenue professionnelle avec la PCU
E.S.PCU est la plus grande conférence sur la PCU en Europe. Chaque année, Nutricia Metabolics organise des événements et des conférences pour entrer en contact avec des personnes atteintes de PCU du monde entier. L'année dernière, nous avons rencontré Lal, la danseuse, et Dalibor, le gymnaste, pour parler de leur parcours vers un corps plus fort et en meilleure santé. Lisez l'histoire de Lal ci-dessous ou regardez l'interview complète.
Qui est Lal ?
Lal Atakay est une Turque atteinte de PCU, danseuse professionnelle et membre de la famille Nutricia Metabolics. Elle vit en France et vient d'obtenir son diplôme en Arts du spectacle. Elle effectue actuellement un stage et présente une PCU légère.
Comment es-tu devenue danseuse ?
« J'ai participé toute ma vie à des activités physiques comme la danse, le théâtre, le patinage et la gymnastique. Toute ma famille est comme ça. Je veux vivre la vie à fond.
Quand j'avais quinze ans, j'ai découvert la danse et depuis, je n'ai plus jamais voulu faire autre chose. C'est la combinaison parfaite de stimulation mentale et physique. Il n'y a rien de mieux. »
Comment concilies-tu la PCU avec une forme d'art aussi exigeante ?
« Ma vie est très chargée. Je suis toujours entre les répétitions, l'école et les représentations. Au début, j'étais tellement concentrée sur la danse que j'ai un peu négligé mon alimentation.
La plupart des danseuses professionnelles suivent en permanence des régimes pour rester minces et en forme. Mes collègues essayaient constamment de nouvelles méthodes alimentaires, et je me sentais parfois mise à l'écart. Mais honnêtement, j'avais à peine le temps de manger, car je courais d'une activité à l'autre.
Dix heures d'entraînement par jour m'ont aidée à maîtriser les pas de danse et à perdre du poids, mais pas à développer mes muscles. Après un an d'entraînement intensif, je n'avais toujours pas le corps que j'espérais. J'étais frustrée.
C'est alors que je suis allée voir mon médecin et que j'ai discuté de mes objectifs avec lui. Il m'a recommandé un régime adapté. Il m'a fallu un peu de temps pour m'y habituer, mais cela a énormément changé ma vie. Les résultats ont mis du temps à apparaître, mais comme pour tout dans la vie : il n'existe pas de formule magique. On ne voit pas de résultats dès le premier mois, donc la discipline est importante.
Ma diététicienne a augmenté mes shakes pauvres en protéines et j'ai commencé à manger davantage. Cela m'a donné plus d'énergie. Une fois que j'ai trouvé un bon rythme, je me suis sentie vraiment bien.
Avant les représentations, je prenais toujours une petite collation. Mes collègues trouvaient ça bizarre, car beaucoup de danseuses ne mangent justement pas avant un spectacle. Mais elles ne comprennent pas comment fonctionne notre métabolisme. Les personnes atteintes de PCU ont besoin d'une approche différente. »
Ce que Lal a appris après trois ans avec son nouveau régime
- Manger apporte de l'énergie et aide à gérer le stress, l'anxiété et la pression
- Un sommeil suffisant est essentiel à la croissance musculaire et à la récupération
- Écouter son corps et développer une routine qui lui convient
- La discipline et la concentration sont cruciales pour maintenir son alimentation et son entraînement dans la durée
Quel a été le moment décisif pour toi ?
« Pendant la pandémie de COVID, j'étais à l'université mais j'avais arrêté de danser. En peu de temps, j'ai pris huit kilos. Mon rythme avait disparu, j'avais des boutons, je me sentais fatiguée et ma tension artérielle variait énormément.
Quand j'ai recommencé à m'entraîner, j'ai immédiatement remarqué une différence. Ma peau est devenue plus saine, je me sentais plus en forme et mon énergie est revenue.
C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que la danse n'était pas seulement un hobby, mais une partie essentielle de mon bien-être. Je devais retourner à la salle de sport ou au studio pour me sentir bien. »
« Aujourd'hui, je peux dire avec fierté que je suis la seule fille dans ma salle de sport capable de faire des tractions. »
« Je fais généralement des entraînements complets du corps avec quatre à cinq exercices différents par séance. Mes médecins adaptent en permanence mon régime pauvre en protéines pour soutenir ma progression. »
Les bienfaits d'un mode de vie sain selon Lal
- Des taux de Phe stables
- Une meilleure forme physique et plus d'énergie
- Une meilleure concentration et capacité à gérer plusieurs tâches à la fois
- Des muscles plus forts et plus de force
- Plus de productivité et de meilleures performances
- Une plus grande ouverture vers le monde extérieur
- Un mode de vie mieux organisé
Les derniers mots de Lal
« N'oubliez pas que vous n'avez pas besoin d'être un(e) professionnel(le) pour profiter du mouvement. Trouvez un programme et une routine qui correspondent à votre style de vie. »